Proposer des offres de financement : 5 conseils pour diminuer les risques
Découvrez nos 5 conseils pour maîtriser votre risque lorsque vous proposez des solutions de financement à vos clients : qualification, critères d'octroi, analyse crédit, suivi des impayés, outils dédiés. Vos experts Basikon vous aident à trouver le bon équilibre entre développement commercial et gestion du risque.
Proposer des solutions de financement peut être un excellent levier de croissance et de fidélisation clients pour les entreprises. Néanmoins, mal maîtrisée, une activité de financement peut aussi très vite devenir un facteur de risque important, notamment en cas de défauts de paiement ou de dégradation de la solvabilité des clients financés. Pour les entreprises qui se lancent dans le financement ou souhaitent pérenniser cette activité, il est donc indispensable de mettre en place les bons garde-fous pour diminuer les risques. Quels sont les points de vigilance à avoir et les bonnes pratiques à adopter ? Découvrez nos 5 conseils clés pour proposer du financement à vos clients en toute sérénité.
La première étape pour maîtriser son risque lorsqu'on propose des solutions de financement est de bien qualifier ses clients en amont. L'objectif est de s'assurer de leur solvabilité et de leur capacité à respecter leurs engagements de paiement.
Pour évaluer la fiabilité d'un client, il est essentiel de collecter un maximum d'informations sur celui-ci lors de la souscription :
N'hésitez pas à demander des justificatifs pour vérifier ces informations (pièce d'identité, bulletins de salaire, avis d'imposition, etc.). Plus vous en saurez sur votre client, mieux vous pourrez évaluer sa fiabilité.
Pour compléter votre analyse, vous pouvez aussi vous appuyer sur des données externes :
Ces outils vous donneront une vision plus complète du profil de risque du client, au-delà de sa situation déclarative.
Enfin, une fois le profil de risque établi, la qualification du client passe aussi par la définition du bon montant à financer et de la bonne durée d'engagement. Il est important de bien dimensionner le financement octroyé en fonction des capacités de remboursement analysées.
Mieux vaut être plus sélectif sur les montants et les durées, quitte à ne pas financer certains clients, plutôt que d'être trop permissif et s'exposer à des risques d'impayés. La qualification des clients est une étape clé pour trouver le bon équilibre entre développement commercial et maîtrise du risque.
Au-delà de la qualification individuelle des clients, il est important de définir des critères d'éligibilité généraux et de s'y tenir de façon stricte dans l'octroi de financement. Ces critères vont vous permettre de filtrer les demandes en amont et de ne traiter que celles qui rentrent dans votre politique de risque.
Vos critères d'éligibilité doivent couvrir les principaux indicateurs de risque :
En définissant des seuils sur ces indicateurs, vous vous assurez de ne traiter que les dossiers les moins risqués.
Vous pouvez aussi aller plus loin et définir des critères d'éligibilité différents selon les profils et les niveaux de risque des clients :
L'idée est d'adapter votre sélectivité en fonction du niveau de risque, tout en restant dans le cadre global de votre politique d'octroi.
Enfin, pour que vos critères d'éligibilité soient réellement efficaces, il est primordial de former et responsabiliser vos équipes qui sont en contact avec les clients et qui constituent les dossiers :
C'est en étant intransigeant sur l'application des critères à tous les niveaux que vous arriverez réellement à diminuer votre exposition au risque.
Avoir une politique d'octroi et des critères d'éligibilité, c'est bien, mais cela ne suffit pas. Pour vraiment maîtriser son risque, il faut aussi analyser chaque demande de financement de façon approfondie. C'est tout l'enjeu du processus d'analyse du risque crédit, qui doit permettre une évaluation précise de chaque dossier.
La première étape de l'analyse crédit est de réunir toutes les pièces justificatives nécessaires pour étudier le dossier :
L'exhaustivité et la fraîcheur des pièces collectées sont primordiales pour avoir une vision sincère et actualisée de la situation du client. Chaque pièce doit ensuite être vérifiée et validée : authenticité de la pièce d'identité, cohérence des différents documents, crédit en cours non déclarés, etc.
Une fois le dossier complet, il faut procéder à l'analyse détaillée de la solvabilité du client et de ses capacités de remboursement. Cela passe par :
L'objectif est de challenger la situation du client, d'identifier les éventuels points de fragilité et de s'assurer que le financement demandé est adapté.
Sur la base de cette analyse, vous devez enfin prendre une décision de financement et la motiver :
Chaque décision doit être justifiée et documentée. En cas de refus, il est important d'expliquer pédagogiquement les raisons au client. En cas d'acceptation, il faut formaliser l'offre de financement et faire signer le contrat au client.
Un processus d'analyse crédit rigoureux et systématique vous permettra de prendre les bonnes décisions de financement et de diminuer fortement le risque d'impayés et de contentieux futurs.
Octroyer un financement à un client ne marque pas la fin du processus de gestion du risque, bien au contraire. Pour vous prémunir des impayés, vous devez continuer à suivre vos clients de façon régulière après l'octroi. L'idée est d'avoir un monitoring continu de vos encours et de la situation de vos clients pour détecter au plus tôt d'éventuelles dégradations.
Le premier niveau de suivi consiste à vérifier que chaque client paie bien ses échéances à la date prévue. Cela implique de :
Plus votre réaction sera rapide en cas d'impayé, plus vous aurez de chances de récupérer les sommes dues sans partir au contentieux.
Au-delà du paiement des échéances, vous devez aussi surveiller l'évolution de la situation et de la solvabilité de vos clients dans le temps. Plusieurs points de vigilance :
Cette surveillance dans le temps vous permettra d'identifier les clients fragiles et de mettre en place des actions préventives avant l'apparition d'impayés (réaménagement du crédit, pause dans les mensualités, etc.)
Enfin, pour optimiser votre suivi des encours, pensez à segmenter vos actions en fonction du profil et du risque des clients :
C'est en adaptant le niveau de suivi que vous arriverez à allouer vos ressources de façon efficace, en vous concentrant sur les clients les plus à risque.
Le suivi des encours ne doit pas être négligé. C'est en étant proactif et réactif sur ce sujet que vous arriverez à contenir votre taux d'impayés et votre coût du risque dans le temps.
Pour mettre en pratique tous ces conseils de bon sens, rien ne vaut un bon outil informatique. Plutôt que de travailler avec des fichiers Excel, il est fortement recommandé de s'équiper d'un logiciel spécialisé dans la gestion du risque client. Cela vous fera gagner en productivité, en fiabilité et en efficacité dans le pilotage de votre activité de financement.
Un logiciel de gestion du risque client vous permettra tout d'abord d'automatiser et d'industrialiser votre processus d'octroi de financement :
17 juin 2024
Réglementation FIDA : Comment l'accès universel aux données financières révolutionne le scoring crédit des PME en 2026
Découvrez comment la réglementation FIDA et l'Open Finance transforment le scoring crédit des PME en 2026. Apprenez pourquoi la plateforme low-code de Basikon est la clé pour maîtriser les données financières en temps réel.
26 mars 2026
10 min de lecture
Leasing Circulaire : Comment orchestrer la "seconde et troisième vie" des actifs industriels grâce à une Asset Finance Platform agile
Découvrez comment le leasing circulaire et les plateformes agiles de financement d'actifs permettent la deuxième et troisième vie des équipements industriels en 2026. Optimisez votre stratégie de finance durable avec Basikon.
26 mars 2026
11 min de lecture
Dette Technologique en 2026 : Pourquoi le maintien d’un Core Banking Legacy coûte désormais plus cher que sa migration vers le Low-Code
Découvrez pourquoi les coûts de maintenance du core banking legacy atteignent des sommets en 2026 et comment la migration vers le low-code de Basikon réduit la dette technologique.
19 mars 2026
10 min de lecture